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LOUIS RIEL

« AU NOM D’UN HÉROS, LOUIS RIEL », PAR ISMÈNE TOUSSAINT, L'ACTION INDÉPENDANTISTE DU QUÉBEC (2000)

                                                                                      

REMERCIEMENTS À LA SSJBM ET À L'ACTION INDÉPENDANTISTE

 AU NOM D’UN HÉROS, LOUIS RIEL

 PAR ISMÈNE TOUSSAINT, L'ACTION INDÉPENDANTISTE DU QUÉBEC (2000)

Au nom de tous les amis de Louis Riel, je tiens vivement à remercier la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour les actions qu’elle mène depuis le mois de novembre 1999 dans le dessein de le tirer de l’oubli et d’en faire autre chose qu’un médaillon jauni pour livres d’histoire poussiéreux.

Louis Riel a toujours été un ami de la Société Saint-Jean-Baptiste, même si son indépendance d’esprit et sa pauvre vie, cahotée sur tous les chemins du Canada et des États-Unis, l’ont privé bien souvent du plaisir de la fréquenter davantage. Il n’y a pas très longtemps, je suis tombé sur une lettre dans laquelle il déclinait une invitation du Président de la Société Saint-Jean-Baptiste du Manitoba parce qu’il avait peur de se montrer et de se faire arrêter.

De son côté, la Société Saint-Jean-Baptiste a toujours soutenu son combat pour la défense des terres des Métis et des droits linguistiques des francophones hors Québec. Elle l’a prouvé surtout le 22 novembre 1885, lorsque Adolphe Ouimet, le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de l’époque, s’est rendu avec ses membres sur la Place du Champ-de-Mars de Montréal pour protester contre l’exécution de celui qu’Honoré Mercier, futur Premier ministre du Québec, n’a pas craint d’appeler : « Louis Riel, notre frère… »

Merci donc de perpétuer la tradition en l’accueillant de nouveau comme vous le faites et en lui ouvrant régulièrement les pages de votre bulletin. Vous avez compris que si ses ennemis l’ont exécuté, ils n’ont pas réussi à exécuter son esprit, et qu’il continue d’animer ses héritiers, c’est à dire les descendants de sa famille, une partie de la population de Saint-Boniface, au Manitoba, les Métis, ses historiens, et aussi ses enfants spirituels.

Je tiens également à remercier Jacques Bergeron et ses amis de la section Ludger-Duvernay d’avoir ouvert L’Action indépendantiste à Louis Riel. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que de se voir figurer ainsi, lui qui était si soucieux de son image, et souffrait des hideuses caricatures que l’on faisait de lui dans les journaux de son époque.

En me permettant de défendre à vos côtés sa personnalité bafouée et aussi son œuvre d’écrivain – car Riel n’était pas seulement le défenseur d’une cause, il est l’auteur de quatre volumes –, vous lui redonnez une dignité, une forme de revanche et un second souffle.

Article paru dans L'Action indépendantiste du Québec, n° 5, Montréal, juillet-août 2000

 


© Ismène Toussaint  


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