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LOUIS RIEL

« JEAN-LOUIS RIEL, DIT « LOUIS RIEL PÈRE », PAR ISMÈNE TOUSSAINT, L'ENCYCLOPÉDIE DU CANADA (ÉDITIONS STANKÉ, MONTRÉAL, 2000)

 
Jean-Louis Riel (à dr.) en compagnie de Guillaume Sayer

JEAN-LOUIS RIEL, DIT «LOUIS RIEL PÈRE»


PAR ISMÈNE TOUSSAINT,  L'ENCYCLOPÉDIE DU CANADA (2000)

Riel, Jean-Louis (1817-1864), dit « Louis Riel père ». Leader, patriote. Né à l'Ile-à-la Crosse (Saskatchewan), il est le fils de Jean-Baptiste Riel, trappeur, et d'une Métisse, Marguerite Boucher. Il effectue ses études à Berthier (Bas-Canada), puis apprend le cardage de la laine. De retour dans l'Ouest en 1838, il entre au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Saint-Boniface et trois ans plus tard, repart au Québec pour effectuer son noviciat chez les Pères Oblats. Toutefois, convaincu qu'il n'a pas la vocation, il revient dans son village pour se faire meunier et épouse Julie Lagimodière, fille de Jean-Baptiste Lagimodière et de Marie-Anne Gaboury, les premiers pionniers blancs de l'Ouest, dont il aura onze enfants.

Membre respecté de sa communauté, il s'oppose à plusieurs reprises au monopole de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui vise à supprimer la liberté du commerce des fourrures avec les Américains. En 1848, avec l'aide d'un groupe de Métis, il délivre un prêtre missionnaire accusé de trafic illicite. Le 17 mai 1849, il joue un rôle déterminant lors du procès de Guillaume Sayer, Métis jugé pour le même « délit » : à la tête de plusieurs centaines d'hommes armés, il se rend au Fort Garry, perturbe les débats et rétablit la liberté de commerce. Brillant orateur, homme courageux, pieux et animé d'un fort sentiment de la justice, il eut une profonde influence sur son fils Louis (1844-1885), futur chef des Métis, et après sa mort, fut pour lui une constante source d'inspiration.

Article paru dans L'Encyclopédie du Canada 2000, Montréal, Éditions Stanké, 2000.

 

 

 

© Ismène Toussaint -
L'Encyclopédie du Canada 2000


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